Le cancer du testicule est une pathologie qui, bien que relativement rare à l'échelle mondiale, reste le cancer le plus fréquent chez l'homme jeune entre 15 et 40 ans. Parce qu'il touche une zone intime, il reste encore trop souvent entouré de tabous. Pourtant, détecté tôt, c'est l'un des cancers les plus curables aujourd'hui. Zoom sur les facteurs de risques et les signes qui doivent vous alerter.
Comprendre le cancer du testicule
Les testicules sont les glandes reproductrices masculines responsables de la production de spermatozoïdes et de testostérone. Le cancer survient lorsque les cellules de l'un (ou plus rarement des deux) testicules mutent de manière incontrôlée. En France, on enregistre environ 2 500 nouveaux cas par an, avec une incidence qui augmente légèrement chaque année.
Les profils à risque : êtes-vous concerné ?
- L'âge : Le pic se situe entre 20 et 35 ans.
- Antécédents : La cryptorchidie (testicule non descendu à la naissance) multiplie le risque.
- Génétique : Des antécédents familiaux directs (père ou frère).
5 Signes précoces à ne jamais ignorer
Reconnaître les symptômes à un stade précoce augmente considérablement les chances de guérison complète. Voici les signaux d'alarme :
- Une masse indolore : L'apparition d'une petite boule dure au toucher sur le testicule, souvent sans douleur.
- Sensation de lourdeur : Une pesanteur inhabituelle dans le scrotum.
- Douleur sourde : Une gêne dans le bas-ventre ou l'aine.
- Changement de volume : Une augmentation soudaine de la taille d'un testicule.
- Gynécomastie : Plus rarement, une sensibilité ou un gonflement des seins (dû à la production de l'hormone HCG par la tumeur).
Comment pratiquer l'auto-examen (Guide étape par étape)
Les experts recommandent une auto-palpation une fois par mois, idéalement après une douche chaude (quand la peau du scrotum est détendue).
- Examinez chaque testicule : Utilisez vos deux mains pour rouler doucement le testicule entre le pouce et les doigts.
- Recherchez des irrégularités : Soyez attentif à toute bosse, changement de texture ou de fermeté.
- Identifiez l'épididyme : Ne confondez pas la tumeur avec l'épididyme (le petit tube mou à l'arrière du testicule), c'est une structure normale.
Diagnostics et examens médicaux
Si vous remarquez une anomalie, ne paniquez pas : toutes les grosseurs ne sont pas cancéreuses (il peut s'agir d'un kyste ou d'une infection). Le médecin procédera généralement à :
- Une échographie testiculaire : Pour confirmer la nature de la masse.
- Un bilan sanguin : Recherche de marqueurs tumoraux (AFP, HCG, LDH).
- L'imagerie (Scanner) : Pour vérifier si le cancer s'est propagé.
Sources : Santé Publique France / Institut Curie / Organisation Mondiale de la Santé (2026).


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